Description de mon voyage, 1ère partie : le projet russe

Publié le par Alan Le Vouédec

J'ai beaucoup réfléchi à ce que je souhaitais faire et mon projet a beaucoup évolué au cours des derniers mois.
En effet le projet initial consistait à prendre l'avion à Paris pour rejoindre Moscou. De Moscou j'aurais  pris le Transsibérien avec deux autres étudiants de l'ICAM de Lille pour arriver à Irkoutsk où j'aurais pris le Transmandchourien pour finalement arriver à Pékin en passant par Harbin et le nord de la Chine (la Mandchourie comme son nom l'indique...). Je pensais ensuite trouver un stage en Chine ou des petits boulots (vraisemblablement professeur de français).

Plusieurs raisons m'ont amené à modifier mon projet, principalement la complexité du Visa russe et le caractère assez aléatoire des trains en Russie. Je m'explique :

Les trains partant de Moscou pour aller à Irkoutsk et plus loin encore, communément appelés Transsibériens (en réalité il existe trois lignes principales : le vrai Transsibérien qui va jusqu'à Vladivostok, et deux autres lignes qui rejoignent Pékin, l'une par la Mongolie et Oulan Bator, c'est le Transmongolien, l'autre par le nord de la Chine, c'est le Transmandchourien) sont pris d'assaut par les touristes dès que les beaux jours arrivent et les agences de voyages disposent de certains privilèges qui leur permettent d'acheter tous les billets de train qu'elles veulent avant que ceux-ci ne soient disponibles au guichet pour les voyageurs "normaux" comme je l'aurais été. Il n'est donc pas rare de voir des personnes avec le même projet que moi bloquées plusieurs jours à Moscou sans pouvoir acheter de billets, d'autant plus lorsqu'elles voyagent à plusieurs. De plus, ma méconnaissance la plus totale du Russe n'aurait pas arrangé la situation.

A cela s'ajoute le problème du fameux Visa Russe, sorte de relique administrative héritée de l'époque soviétique, il demande des documents de justificatifs du voyage (le Voucher) qui sont quasiment impossible à obtenir de façon honnête : la solution semble alors être de payer une société qui se charge de fournir un faux Voucher ,basé sur des réservations d'hôtel virtuelle, qui est parfaitement accepté par le consulat russe (qui je pense, fait preuve d'une certaines complaisance quant à ces sociétés). Toute la procédure semble faite dans le seul but de décourager les voyageurs individuels qui ne partent pas avec un voyage organisé. Mais ce n'est pas tout, une fois arrivé en Russie, il faut aller s'enregistrer au bureau de la police locale dans chaque ville où l'on resterais plus de 3 jours sachant que la demande de Visa vous cantonne théoriquement à une ville bien précise (généralement Moscou ou St Petersburg) à moins d'avoir fourni à l'avance un descriptif détaillé de tous les déplacements de ville en ville avec les dates de précisées, autant dire, chose impossible pour un voyageur individuel, surtout lorsque, comme je l'ai expliqué précédemment, on veut prendre le train... Sans les précieux tampons des bureaux de police, le passage de la frontière sino-russe à Manzhouli, qui prend en temps normal plusieurs heures (changement des roues pour une taille plus petite pour pouvoir rouler sur le réseau chinois et formalités administratives pointilleuses) aurait pu prendre encore beaucoup plus de temps.

Toutes ces raisons m'ont amené début février à éliminer de mon futur voyage, ce beau projet qu'était de prendre le Transmandchourien. C'est pour cette raison que j'ai finalement décidé d'arriver directement en Chine et de prolonger l'aventure à Taiwan. Suite dans la seconde partie de la description de mon voyage dès que je trouve le temps de le faire !

 

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